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21.11.2004

Au début il y eut la douleur. (VI)

Je refais surface. Une fois de plus. Je me souviens avec un frémissement profond de mes évanouissements, et de ce qui me fit basculer déjà plusieurs fois… Cet étrange mélange de douleur devenue presque familière par sa récurrence et d'horrible incompréhension face à mon corps méconnaissable.

Je lutte contre l'envie presque rassurante de me laisser glisser à nouveau dans cette protectrice inconscience… Après tout, si c'est pour inéluctablement revenir à la conscience, autant lutter… tant que je le pourrai !

J'ouvre les yeux, doucement. La pénombre profonde est animée d'une blafarde lueur qui projette des ombres grotesques au plafond, où je crois reconnaître des visages, ou des corps figés, images abstraites et irréelles.

Mes bras, mes mains, sont moins douloureux au mouvement. Je serre les poings lentement et le souvenir de la hache qu'ils ont si souvent manipulée me revient, confusément. Mais quelle hache ???

Comme par ricochet, le tout récent souvenir de m'être palpé la poitrine, ces seins étrangers, m'envahit à nouveau ! Presque par réflexe, je vérifie cette absurde réalité et… de mes paumes je retrouve cette cauchemardesque réalité, ces volumes ronds et chauds, d'une certaine façon pourtant familiers… Mais d'où me vient l'idée de les avoir déjà… touchés ?

Une question terrifiante s'impose inévitablement à moi, alors que mes mains emprisonnent encore cette poitrine : étais-je encore vraiment un homme ?? Sans oser regarder ce que je crains être insoutenable, transi d'effroi, je glisse ma main droite vers mon ventre, réalisant soudain ma nudité totale. Les images fantasmagoriques au plafond, devenues floues, se figent lorsque ma paume palpe ce ventre inconnu, et il me semble y reconnaître comme un bébé recroquevillé, inerte que des bras inconnus me tendent. Une étrange douleur, comme issue de ce ventre, irradie alors en moi comme une cruelle réminiscence. Mes doigts raniment une brûlure sur cette longue cicatrice qui semble me barrer les entrailles. Ma main poursuit sa progression, traverse une toison et bientôt plonge, inéluctablement, entre ces cuisses, sans y retrouver cette virilité que je croyais pourtant familière. C'est sur un sexe inconnu que ma main se referme. Un sexe de femme, c'est indéniable.

Mon esprit vacille, balayé par l'incompréhensible irréalité de ce qui m'arrive. La main droite figée sur le sexe, je détache la gauche cramponnée au sein et la pose à plat sur ce ventre, pour y chercher un souvenir familier. L'image au dessus de moi se fige alors, insupportablement claire. Ce bébé inerte replié sur lui même est le mien, mort au moment même où je lui donnais la vie et c'est de ce ventre meurtri qu'est ressurgi ce douloureux souvenir.

Cette autre douleur m'emporte une fois de plus. Mais je reviendrai sans doute, me dis-je aussi.

04:22 Écrit par Mister H Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |  Facebook |

06.11.2003

Au début il y eut la douleur. (V)

Il fait plus sombre lorsque je me réveille à nouveau, mes yeux me font moins mal.

La puanteur infâme m’enveloppe encore. Je dois baigner dans une vase nauséabonde, faite de putréfaction, d’excréments et autres déjections que je ne saurais nommer. J’ai un haut le cœur qui fait exploser une nouvelle gerbe de douleur dans mes entrailles et qui me terrasse. J’exhale un cri d’agonie, feulement rauque qui me rappelle celui qui s’est échappé de moi, lorsque la balle m’a atteint et m'a déchiré la poitrine.

A nouveau, j’éprouve le besoin de sentir battre mon cœur sous mes doigts, qui redoutent cependant de trouver une plaie béante, dans laquelle ils s'enfonceraient, se perdraient. Cette fois sans plus oser regarder, je relève à nouveau mon bras droit et laisse retomber ma main sur ma poitrine, côté gauche. Les doigts, mes doigts devrais-je dire, tâtonnent à la recherche du cœur mais ne s’enfoncent finalement dans aucun trou.

Au contraire, ils rencontrent une protubérance de chair. Je bouge encore un peu plus ma main et tente de la couvrir entière. Ma main se referme sur cette masse de chair, qu’elle englobe à peine complètement, tellement elle est importante. Mes doigts hésitants la parcourent, sans comprendre, puis se figent sur son extrémité érigée, à la fois plus molle et plus tendue. Après quelques instants d’incompréhension, l’impossible se fait jour en mon esprit et je tente de redresser un peu la tête, malgré la douleur qui fuse de partout.

L’hallucinante vision confirme ma découverte tactile incroyable : ma main englobe un volumineux sein, dont le mammelon est pris entre deux doigts incrédules. J’arrache ma main en un réflexe convulsif, et j’observe hagard et écarquillé l’autre sein qui s'est à présent dévoilé à ma vue. Ce tronc de femme n’est pas le mien, pas plus que ces bras de charretier ! Mais quelle transformation monstrueuse suis-je donc devenu ???

Le choc me fait replonger. Le néant rassurant m’absorbe.

02:38 Écrit par Mister H Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note |  Facebook |

02.11.2003

Au début il y eut la douleur. (IV)

Quand je reviens à moi, la douleur s’est quelque peu estompée, mais je baigne dans cette peur du moindre mouvement, peur de m’arracher un autre déchirement.

Comme une bulle d’air qui remonte à la surface, mes souvenirs resurgissent. La balle, mon cœur qui explose, ma chute, le néant, la mort surtout.

Dans un réflexe, j’essaie d’amener ma main sur ma poitrine, pour sentir mon cœur. Je tente de bouger ma main, mais je ne sens même pas mes bras. Ou plutôt, je les sens comme des masses inertes, ancrées au sol. Dans un effort gigantesque, au bout d'un temps interminable, j’arrive à faire frémir mon avant bras droit, que j’arrache finalement au sol, dressant péniblement ma main, tremblante, vers le ciel. Puis, pétrifié, je relève l'autre.

Je ne reconnais plus mes belles mains d’écrivain, qui ont écrit ces pamphlets enflammés. Ces paumes calleuses, aux doigts charpentés et noueux, je les regarde, hébété. Ces mains géantes ont visiblement tenu plus de rudes outils, charrié plus de matière brute et manœuvré plus d'engins que du papier et de stylos. Les phalanges bougent difficilement. Mon regard remonte le long de mes bras, velus comme jamais, de mes biceps, musclés comme… Ces bras non plus, ce ne sont pas les miens !

Je sombre à nouveau dans une torpeur profonde, pleine de l’angoisse de ce qui m’arrive.

03:45 Écrit par Mister H Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

26.10.2003

Au début il y eut la douleur. (III)

Je suis là, gisant à même le sol.

Ce seul contact m’arrache des éclairs fulgurants de douleur qui me transpercent de part en part. Le seul fait de respirer m’est insupportable, me brûle, ou me glace, je ne sais plus, les deux à la fois sans doute.
La lumière m’est insoutenable, mes yeux s’innondent de larmes. Mon crâne bourdonne encore de ces bruits informes, dans lesquels sourdent les battements de mes pulsations intérieures combinés à mes propres râles…

Que ceci enfin s’arrête ! Je m’évanouis encore, terrassé une fois de plus.

15:02 Écrit par Mister H Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

Au début il y eut la douleur. (II)

Car je me souviens de cette balle, en effet.
Et de cette interminable chute dans le noir et de ce néant qui m’absorbe, comme on s’enfonce inexorablement dans une abysse marine. Et mon corps qui s’écroule brutalement au sol.

Car je me souviens bien de la manifestation. Nous étions des milliers, tous mobilisés, hurlant notre désespoir, scandant nos revendications pour une vie digne. Le poing levé, je menais la foule en avant, dans mon invisible sillage, vers le mur casqué et imbriqué de boucliers qui alternaient avec les gueules noires des fusil de dissuasion.

Une balle perdue sans doute, sauf pour moi bien sûr, m’éclata la poitrine comme elle m’explosa le cœur. J’ai senti que la mort allait m’emporter, avant même que ma chute ne commence.

C’est à ce moment là-même, je pense, que remonte l’origine de ma douleur, écrasante, tétanisante.

00:34 Écrit par Mister H Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

25.10.2003

Au début il y eut la douleur. (I)

Au début il y eut la douleur. Rien que la douleur. Ecrasante, tétanisante.

Douleur d’entendre. Bruit continu et strident, puissante pulsation lancinante, résonnance bourdonnante interne sans écho, à s’exploser le crâne d’excès sonores.
Douleur de voir. Aveuglement total, éblouissante saturation, à s’exorbiter.
Douleur de sentir. Odeur de putréfaction, infinie puanteur viscérale, à s’en vomir sans fin.
Douleur de percevoir. Ecartèlement, torture interminable, brûlure intérieure.
Douleur d’être.

Mais… n’étais-je donc plus ... mort ???

23:49 Écrit par Mister H Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

03.07.2003

L'Appartement hanté.

Une étrange affaire surnaturelle a été rapportée, clairement du domaine du surnaturel et à faire froid dans le dos ! Apparemment, les propriétaires de cet appartement voient des choses et entendent des voix depuis quelques temps déjà...

Ils se sont renseignés et il est apparu qu'une femme habitait là autrefois. Elle aurait perdu son mari pendant la guerre. La légende dit qu'elle l'attendait là, assise à la table, guettant son retour par la fenêtre... Il ne revint cependant jamais. Les propriétaires pensent que son esprit l'attend toujours... Ils ont pris cette photo et prétendent que c'est elle qui hante ces lieux.

Il m'a fallu quelques secondes pour la trouver, mais une fois reperée, elle saute en effet aux yeux. Un peu comme une illusion d'optique. Pour la visualiser, concentrez-vous sur la table et autour. Ne vous focalisez pas sur un point précis. Regardez autour de la table et dans la fenêtre aussi...

Pour vous aider, augmentez le son; il est très faible, mais le murmure que l'on entend est ce qui a attiré l'attention des propriétaires.

Soyez patients. Il faut attendre un certain temps avant de percer le mystère de cette pièce hantée. Mais c'est tout bonnement effrayant ! Pour être témoin de cette étrange expérience, voyez içi.

Attention: âmes sensibles s'abstenir !

30.06.2003

L'Affaire 53. Episode I : L'enveloppe.

Quand j’ai reçu l’enveloppe, ce matin, via la boite postale restante, j’en avais à peine terminé avec la précédente. Ce n’est pas que je roule sur l’or ou que la perspective du surmenage me guette, mais entre deux missions j’aime bien décanter un peu, le temps de laisser les événements tomber dans l’oubli, afin de mieux me concentrer sur mon objectif suivant. C’est ainsi que je bosse le mieux.

Je me souviens encore de mes débuts, il y a cinq ans environs… non sept ans, bigre que le temps passe vite. J’avais les dents longues et une ambition de me faire une réputation solide en un rien de temps. J’avais ainsi, à un moment donné, accepté trois missions simultanément. Ca avait l’air faisable. Ca a toujours l’air faisable. Mais en mélangeant les affaires, j’ai quand même failli flinguer la mauvaise cible et j’ai eu toutes les peines du monde à ne pas flinguer ma réputation dans la foulée. Désormais, je ne commets plus ce genre d’erreur.

En principe je laisse au moins s’écouler une semaine, ne fût-ce que pour voir se calmer les remous liés aux “événements”, et assurer mes arrières de façon définitive. Dans l’affaire Wing je m’étais même éclipsé plus de quatre mois de l’avant-scène, et lors de mon retour je peux vous assurer que le ressac n’était pas encore calmé. Mais depuis, ma réputation est faite, plus d’une cinquantaine d’affaires réglées, et j'ai régulièrement de la demande en souffrance...

Cette enveloppe attendra bien une semaine.

Mon portable se mit à sonner. Tiens, faudra que je pense à changer de numéro. Mon combiné indiquait que le numéro de l’appelant était masqué. Qu’il laisse une message alors.

J’allai prendre une douche. Contrairement à l’habitude, elle me fit à peine du bien. Dans la glace, mes traits étaient trop tirés, et malgré le sport, je n’évitais pas l’apparition d’une certaine bedaine. Mais surtout, ce coup de fil m’intriguait encore. Mon numéro était trop récent et je ne l’avais pas communiqué. Une erreur sans doute, mais il fallait que je vérifie. Et que je change de numéro de toutes façons.

« H., ici Carl Wallace. J’ai un service à vous demander. Les détails sont dans l’enveloppe que je vous ai envoyée. Répondez-moi sans tarder. »

L’enveloppe. Je ne voulais pas y toucher. Ca commençait déjà à m’énerver.

Je l’ai prise et me suis installé dans le divan, face à la table basse. J’ai mis mes gants et l’ai examinée plus en détail. En papier kraft, elle n’avait pas l’air piégée, ni manipulée. Pas d’inscription si ce n’est le « H » habituel et mon adresse poste restante. Son contenu m’a semblé plutôt épais.

Avec une fine lame, j’ai déchiré un bord et ai fait glisser le contenu sur la table basse. Une lettre pliée en deux, avec une carte à puce fixée dessus par un ruban adhésif, en est sortie. Probablement une clé électronique. Aussi, une fine liasse de billets de 500€, une vingtaine visiblement. Ainsi que deux photos, des agrandissements de mauvaise qualité, celui d’une femme portant des lunettes noires, à l’allure élégante, et celui d’un homme en survêtement de sport, en train de courir.

La lettre, signée C.Wallace, mentionne :

François D. et Léa C.
200.000€ si exécution avant le 12 juillet.
Avance de 10.000€ ci-jointe, non remboursable.
Instructions parviendront par e-mail au 1er juillet.

Typiquement, je n’accepte pas les missions dont je n’ai pas l’assurance du contrôle total. Ou pour lesquelles j’ai trop d’inconnues simultanées. Qui connaissait mon dernier numéro ? Lors de la mission précédente je ne l’avais utilisé que quatre fois, pour parler à la cible, à présent effacée. Qui me commandait une mission en considérant mon accord suffisamment acquis que pour risquer de sacrifier 10.000€ ? Ou pour considérer que j’aie les moyens d’exécuter ce double contrat dans les délais impartis ? Surtout sur base de photos d’aussi piètre qualité et sans autre information ? Enfin, comment cette personne connaît-elle mon e-mail ?

Mais à 200.000€, ce contrat semble très bien payé. Avant de refuser, il faut que j’évalue les risques. J’ai 24 heures pour en savoir plus, effectuer quelques recherches.

J’allume mon assistant personnel électronique, et vérifie mon e-mail sur Mister_H_2003@hotmail.com : rien. J’attendrai donc un signal de ce Wallace d’ici au 1er juillet à minuit. Et il a intérêt à me convaincre. Sinon je garde le cash et j’abandonne l’affaire 53.

[à suivre...]

01:14 Écrit par Mister H Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

Le Virage.

Evidemment, j'aurais du m'en douter. Trop c'est trop. Des fois.

Déjà si ces saloperies de hamburger ne te dégoulinaient pas ainsi de sauce, t'aurais pas la main glissante, hein ? Tu le tiendrais plus fermement ce putain de volant, tu n'en perdrais pas ainsi, lentement, irrésistiblement, le contrôle ! Mais soit, la béarnaise en décida autrement... et ce malgré que j'avais déjà coincé le volant avec mon genou gauche ! Pas mal ça, le coup du genou. C'est impressionnant la largeur de braquage que j'obtiens avec une largeur de rotule ! Et quelle précision ! ... enfin, pour ce qu'elle me sert désormais...

Pourquoi le genou gauche me diras-tu ? Bonne question, bonne question. Eh bien c'est simple : depuis mon entorse à la cheville droite (une horrible chute à l'arrivée d'une course avec Greg), et surtout depuis la pose de cette attèle rigide, disons que je n'ai plus la mobilité suffisante pour gérer le volant avec la précision nécessaire -- en tout cas celle requise pour aborder les virages comme celui-ci. Quoi ? Comment quoi ? Comment je maintenais ma vitesse si mon pied droit était immobilisé, mon genou assurant la direction ? Ben faciiiiiiiile : le cruise-control maintenait ma vitesse avec une remarquable constance ! Cool ça, le cruise-control. Ouais, le régulateur de vitesse, for the frenchies. Euh oui assez vite. A 170 environ quoi. On va pas en faire un fromage ! C'est bien simple, moins vite je m'endors ... tandis que là, c'est vrai, avec la giclée d'adrénaline que je suis en train de me taper, je suis pas près de m'assoupir !!!

Faut dire aussi que Greg avait mal choisi son moment pour m'appeler, ce con-là ! Mon G coincé entre ma machoire et mon épaule, endolories depuis les dix minutes qu'il me tenait le crachoir... je commençais à en avoir toute l'épaule ankylosée et un début de crampe dans le sterno-cleido-mastoidien et qui me pulsait pourtant déjà son insidieuse douleur jusque dans le crâne ! Au fait, si je m'en sors, fais-moi penser à installer un car-kit, tu veux ? Au moins je pourrai repérer quand c'est ce con de Greg qui apelle et l'envoyer sur les roses...

Surtout qu'avec cette chaleur suffocante, avec ma transpiration ce fichu G commençait à glisser le long de ma joue. Oui cette même transpiration qui détrempait mon front, et faisait ruisseler mon visage, envahissait jusqu'à mes yeux de leur ruisseaux salins, les piquant, les irritant jusqu'à m'obliger à cligner des yeux, déjà copieusement embués par ce soleil couchant qui me dardait ses éblouissants rayons droit dans les pupilles ! Hormis celà, ce contre-jour composait un intéressant imagier, avec les taches et la buée sur le pare-brise, du plus bel effet artistique.

Alors, forcément, quand j'ai vu, ou plutôt entre-vu, au dernier instant, à la tangente intérieur de ce putain de virage, ce grand cerf pétrifié au milieu de la route, je me suis dit : trop c'est trop. Et que désormais il me faudrait un truc du genre miracle pour échapper à ce pilier de béton qui s'était lancé dans une course à mon aimable encontre, et alors que le picotement irrésistible d'un d'une crise éternuement (j'en fais toujours six à dix d'un coup) m'envahissait le nez.

Oui, quoi mon autre main ? Eh bien, je t'avais pas raconté ? Elle est dans un plâtre, à cause de cette fichue chute dans la course avec Greg !

Sinon, t'imagines bien que je m'en serais sorti. Putain de Greg.

01:00 Écrit par Mister H Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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